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10 avril 2015 5 10 /04 /avril /2015 12:53

Une étude de l'Ademe, dont la publication a été repoussée, démontre que la France pourra avoir à l'horizon 2050 les capacités de produire la totalité de son électricité à partir d'énergies renouvelables.

Cela coûterait environ 30% plus cher qu'avec le système actuel. Mais quel bienfait pour notre environnement et notre santé et donc pour la sécurité sociale !

Mais on comprend que ce rapport gêne les lobbies nucléaire et pétrolier .... c'est sans doute ce qui a fait que la publication officielle de ce rapport soit repoussée.

C'est le Monde qui a révélé l'affaire le 4 avril alors que Médiapart a publié le rapport le 8 avril. Reste à voir maintenant si les médias TV vont en parler !

Voici le lien pour consulter, lire et imprimer ce rapport accessible grâce à La Tribune.fr :

http://static.latribune.fr/467687/rapport-de-l-ademe-publie-par-mediapart-vers-un-mix-eectrique-100-renouvelable-en-2050.pdf

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 11:32

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/20150206trib2847cd119/le-solaire-en-france-est-deux-fois-plus-cher-qu-en-allemagne.html

Justement, quelles sont les perspectives du solaire ?
La croissance du secteur solaire s'est accélérée. Nous anticipons, pour au moins les cinq prochaines années à venir, une consommation d'énergie solaire en hausse de 12% par an. Cette croissance est même beaucoup plus forte que ce que nous avions imaginé dans nos prévisions initiales. D'ailleurs, depuis cinq ans, les chiffres du marché n'ont cessé de dépasser nos prévisions de croissance. Parallèlement, SunPower a montré une efficacité impressionnante dans la réduction de ses coûts de production rendant aujourd'hui le solaire compétitif face aux énergies conventionnelles dans une vingtaine de pays dans le monde. Aujourd'hui, le solaire y est rentable sans subvention.

Quels pays?
Ce sont tous les pays où le coût d'une centrale solaire complète est payé simplement par les économies de gaz ou de pétrole réalisées en produisant du solaire. Des pays où il y a du soleil mais où l'électricité est chère parce qu'elle est produite à partir de diesel ou de GNL importé, comme au Chili ou en Afrique du Sud... Pourquoi ? Le coût de production des centrales solaires se compare directement à ceux des centrales traditionnelles. Les gains d'économies en fioul lourd ou en gaz générés par une centrale solaire sont donc déterminants. A l'image de l'Arabie Saoudite qui brûle beaucoup de fioul.

Et pour les installations sur les toits ?
Dans le prix de l'électricité, un consommateur paie les coûts de production et de distribution pour amener l'électricité jusqu'à chez lui. Prenons l'exemple de la Californie : alors que le gaz n'est pas cher, les coûts de distribution y sont élevés. Il devient donc rentable pour un client individuel d'installer des panneaux solaires sur son toit et de produire son électricité plutôt que de faire venir de l'énergie à lui par le réseau. C'est d'ailleurs pour cette raison que le solaire se développe aussi rapidement aux Etats-Unis, alors que le prix du gaz est bas. Mettre des panneaux solaires sur les toits, c'est aujourd'hui rentable aux Etats-Unis.

Ce qui n'est pas tout à fait le cas en France ?
En France, c'est un autre problème. La France souffre de plusieurs difficultés qui viennent freiner le développement du solaire. La première est plutôt une bonne nouvelle pour les Français : la production d'électricité n'y est pas chère. En revanche, les 3 autres obstacles, pourraient être levés grâce à une action des pouvoirs publics. Avant tout, la filière solaire a besoin d'une labellisation urgente. Quand vous achetez aujourd'hui des panneaux solaires avec une durée de vie de 25 ans, vous n'avez que la parole du constructeur ou de l'installateur pour vous le garantir. Si votre panneau s'arrête de produire au bout de 10 ans, vous faites une perte considérable puisque la rentabilité de votre projet se calcule sur 25 ans. Il est donc essentiel de créer un organe indépendant qui puisse garantir la qualité des panneaux. Nous plaidons auprès des pouvoirs publics, notamment européens, pour la mise en place d'une véritable labellisation qui s'appliquerait à l'ensemble du secteur et qui aiderait les clients à savoir ce qu'ils achètent. Pour le moment, cette protection du consommateur tarde à se mettre en place, alors que le taux de défaillance lié à des panneaux de mauvaise qualité ne cesse de s'accroître. C'est un vrai handicap au développement du solaire, en France comme dans le reste de l'Europe.

Et les deux autres difficultés?
Les deux autres difficultés sont des exceptions françaises. La première tient aux délais de raccordement d'une installation solaire au réseau d'ERDF qui sont beaucoup trop longs. Ce délai s'élève souvent à plus d'un an, alors qu'en Allemagne, il n'est que de 6 ou 7 semaines. Cela entraîne des coûts importants d'immobilisation du capital engagé par les particuliers ou les professionnels. La seconde difficulté est liée à la place encore relativement marginale du solaire en France. Il n'y a pas encore de transparence sur les conditions d'installation des panneaux, ni d'efficacité dans l'organisation de cette filière. Il faut travailler sur l'amélioration de la formation des installateurs et la transparence de leurs coûts. Car tout cela n'aide pas à rendre l'industrie plus compétitive. Quand le même panneau après installation revient deux fois plus cher en France qu'en Allemagne, il faut se poser des questions...

Le solaire ne va-t-il pas tout simplement à l'encontre du business model d'ERDF?
C'est le cas en France comme dans le reste du monde. Il est clair que le développement du solaire se heurte aux "business models" des sociétés de distribution d'électricité, qui ont dû mal à rentabiliser leur réseau avec l'essor de cette nouvelle énergie. Mais le mouvement qui s'opère aux Etats-Unis est très intéressant. Aujourd'hui, les sociétés de distribution d'électricité, après avoir résisté, ont compris que cette évolution était inéluctable. Il valait donc mieux réfléchir à comment l'accompagner, en se mettant du côté des clients, plutôt que d'aller contre leurs intérêts. En Europe, EON en Allemagne a par exemple suivi ce mouvement. Les distributeurs d'électricité vont progressivement se mettre à intégrer le solaire comme une donnée inéluctable de l'évolution de leur "business model" parce que les clients le leur demandent.

Ségolène Royal a-t-elle conscience des difficultés du marché du solaire?
Je crois que la réflexion progresse en France sur le sujet. La mise en place d'une labellisation efficace serait un progrès décisif.

Y compris dans les tarifs?
Les mesures qui ont été prises récemment par le gouvernement pour faire évoluer le système des tarifs d'achat avec un dispositif de vente de l'électricité produite par les renouvelables au prix du marché, assorti d'une subvention variable, vont dans le bon sens. Elles évitent un poids trop lourd des subventions et font entrer une logique de marché dans le solaire. Nous en avons besoin, car le vrai défi du solaire tient dans sa capacité à se développer et être rentable sans mécanismes de soutien.

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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 16:33

http://www.challenges.fr/entreprise/20140901.CHA7154/l-eolien-et-le-photovoltaique-se-portent-mieux-en-france.html

Dans le photovoltaïque, le retour à la hausse des raccordements entamé fin 2013 se poursuit et la puissance installée dépasse désormais les 5 gigawatts (GW) avec 5.095 MW reliés au réseau électrique national au 30 juin.

Si le rythme des raccordements est plutôt stable, note le document, la puissance raccordée au second trimestre 2014 a dépassé les 200 MW, soit une hausse de 57% sur le semestre.

Cependant, le nombre de projets en file d'attente est en baisse par rapport au tableau de bord précédent et "une hausse des raccordements ne semble ainsi pas être à envisager dans un avenir proche".

La production d'origine photovoltaïque a représenté plus de 1,1% de la consommation électrique nationale sur la période.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 19:54

Parc éolien-photovoltaïque : les raccordements repartent à la hausse

Energies  |  03 juin 2014  |  Actu-Environnement.com

Pour la première fois depuis plus d'un an, le rythme des raccordements de nouvelles capacités éoliennes "repart à la hausse au premier trimestre 2014", selon le tableau de bord éolien- photovoltaïque publié le 28 mai par le Commissariat général au développement durable (CGDD). La base de comparaison est cependant "particulièrement favorable, en raison du faible niveau des raccordements observé au premier trimestre 2013".

Une douzaine de nouveaux parcs éoliens ont été raccordés au 31 mars 2014 représentant une puissance de 112 MW (mégawatts), selon les données provisoires du CGDD, contre 81 MW fin mars 2013.

Fin décembre 2013, les nouvelles capacités éoliennes raccordées représentaient 557 MW, soit une baisse de 32% par rapport aux raccordements de 2012. Le parc éolien français atteint désormais une puissance installée de 8.291 MW. La production éolienne atteint "un nouveau record au premier trimestre 2014", s'établissant à 5,7 TWh, soit une progression de 44% par rapport au premier trimestre 2013, relève le CGDD. Elle dépasse ainsi les 5 TWh pour le second trimestre consécutif. La production au cours des mois de janvier et février a été "particulièrement élevée".

Un peu plus de 500 projets d'éolien terrestre sont en file d'attente fin mars 2014, pour une puissance annoncée en hausse, à 5.937 MW. La puissance des projets terrestres avec une convention de raccordement signée a augmenté par rapport à fin décembre 2013, "ce qui laisse augurer une hausse des raccordements éoliens dans les trimestres à venir", estime le CGDD. Concernant l'éolien offshore, la file d'attente diminue de 610 MW suite à l'abandon de deux projets dans les départements de l'Hérault et des Bouches-du-Rhône.

Le parc solaire photovoltaïque n'est pas en reste : les niveaux de raccordement observés au premier trimestre 2014 "s'inscrivent, comme au trimestre précédent, en nette hausse en glissement annuel". Mais la base de comparaison est également relativement favorable, "un fort ralentissement ayant eu lieu à partir du dernier trimestre 2012"rappelle le CGDD. L'année 2014 démarre mieux que la précédente, avec plus de 160 MW raccordés au premier trimestre, soit un niveau de raccordement "supérieur de près de moitié à celui constaté au premier trimestre 2013". La puissance totale des installations photovoltaïques raccordées fin 2013 était en effet de 643 MW, en baisse de 42% par rapport à 2012.

La puissance installée du parc solaire photovoltaïque s'élève à 4.866 MW fin mars 2014. Les installations de grande taille, supérieures à 250 kW, constituent plus de 60% de la puissance installée sur le trimestre. La production d'origine photovoltaïque progresse de 24% par rapport au premier trimestre 2013, représentant 0,9 TWh.

Rachida Boughriet

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 14:03

 

Ikea croit toujours au renouvelable

Guillaume Maincent | 20/03/2014 Le Moniteur.fr 

L’enseigne de mobilier a décidé de doter tous ses nouveaux magasins français de toits photovoltaïques. Une réflexion est en cours pour faire de même sur les magasins existants.

Apparemment, les turpitudes de la planète renouvelable n’affectent pas Ikea. À l’occasion d’une visite de son centre logistique de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), l’enseigne bleue et jaune a indiqué qu’elle doterait systématiquement chaque magasin nouvellement ouvert en France de toitures photovoltaïques.

Celui de Clermont-Ferrand, annoncé cet été, ouvrira le bal, premier d’une série de six d’ici à 2016. En parallèle, Ikea France réfléchit à faire de même sur les magasins existants (29 en France), à l’image de celui de Bordeaux en avril. Une traduction directe, selon lui, de sa stratégie de responsabilité sociale et environnementale, baptisée People & Planet Positive, dont l’un des volets vise 70 % d’indépendance énergétique en 2020.

Le volet bâtiment durable prévoit par exemple la récupération des eaux de pluie, comme à Saint-Quentin-Fallavier où l’eau sert pour le nettoyage. Mais également « une borne de recharge pour véhicules électriques par magasin d’ici à la fin de l’année », ajoute Carole Borzyna-Diagne, directrice du développement durable d’Ikea France. On n’oubliera pas le tri des déchets, cher à l’enseigne suédoise, ni l’éclairage à led, que le groupe veut déployer à 100 % à l’horizon 2020. Au total, les actions estampillées énergie durable mobilisent un budget global de 1,5 milliard d’euros étalé jusqu’en 2015. Les océans de bitume et les norias de camions roumains ou polonais qui caractérisent cette grandes plateformes logistiques de mass-market le valent bien !

Chaudière au bois

Mais attention : indépendance énergétique ne veut pas dire autarcie. Grâce à ses 15 351 panneaux en silicium cristallin, de marque française (Sillia) pour bénéficier du bonus « made in Europe » (aujourd’hui abrogé), le centre logistique de Saint-Quentin dit produire 125 % de son électricité.

Mais l’intégralité (4 GWh/an) est revendue à EDF, en vertu des contrats d’achat à tarif garanti sur vingt ans.

Si l’on y ajoute la chaleur au bois, présente sur trois sites, et l’investissement en son nom propre dans 26 éoliennes, Ikea détient un portefeuille de production d’énergie renouvelable représentant bien 70 % de sa propre consommation.

À Saint-Quentin-Fallavier, l’enseigne aurait pu encore grappiller quelques pourcents s’il n’y avait eu, sur les 65 000 mètres carrés de toiture des entrepôts recevant les panneaux solaires (pour une puissance de 3,99 MWc), de nombreuses trappes à dégagement de fumée qui imposent autour d’elles un périmètre vierge de tout obstacle au sol.

Selon Jean-Christophe Menuel, directeur du centre logistique isérois que nous visitons ce 18 mars, le ratio théorique de 125 % se confirme jour après jour dans la pratique : « Depuis le 15 novembre, date de raccordement des panneaux solaires, nous avons produit 652 MWh, un peu plus que les prévisions initiales, même s’il faut souligner l’ensoleillement exceptionnel du mois de mars », explique-t-il, en tablant sur un retour sur investissement de sept ans et demi pour cette installation à 6 millions d’euros signée Derbigum.

Côté chaleur, la chaudière au bois couvre 60 % des besoins, avec cette incroyable économie : une facture « divisée par deux et demie » par rapport au gaz, qui reste en appoint. À rapporter à un investissement de 1,8 million d’euros pour cette chaudière de 1,78 MW. Et c’est promis : le bois vient de la région, « dans un rayon de trente kilomètres maximum », selon le contrat triennal conclu avec ONF Énergie, valable également pour les magasins de Caen et Reims.

Gain de productivité

 

Dernière innovation aperçue à Saint-Quentin-Fallavier, destinée à rayonner sur les autres sites du groupe : les chariots élévateurs à hydrogène. « Ce serait formidable d’en faire profiter nos propres flottes de véhicules d’entreprises, le jour où la pile à combustible sera généralisée », s’enthousiasme Jean-Christophe Menuel. Ikea se dit en effet satisfait de cette solution mise en place avec Air Liquide, qui remplace les batteries acide-plomb, en faisant gagner un temps précieux à la recharge (un plein d’hydrogène prend trois minutes). « Cela procure un gain de productivité qui permet d’amortir l’investissement en sept ans », a calculé Jean-Christophe Menuel. Pour verdir la boucle, reste maintenant à œuvrer pour que l’hydrogène en question soit fabriqué à partir d’une ressource renouvelable, par exemple à l’issue d’une électrolyse de l’eau opérée avec de l’électricité décarbonée. Or le procédé industriel le plus courant est une extraction à partir de méthane fossile.

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19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 13:21

 

Les tarifs d'achat de l'électricité photovoltaïque restent suffisamment attractifs pour donner envie à maints particuliers de s'équiper de panneaux solaires.

D'ores et déjà, 310 000 petites installations photovoltaïques sont raccordées aux réseaux de distribution (représentant une puissance totale installée de 2 700 mégawatts crête).

Et ça n'est pas fini ! RTE et ERDF gèrent une « file d'attente » de plus de 2 450 MWc, dont une bonne part est constituée de projets domestiques.

Malfaçons, vente quasi forcée, escroquerie

Porteur, ce marché suscite des vocations, tant chez les professionnels compétents que chez les margoulins. Et ces derniers sont très actifs.

Depuis quelques années, les associations de défense des consommateurs, la « répression des fraudes » et les tribunaux croulent sous les plaintes de particuliers. La plupart du temps, ces derniers sont victimes de malfaçons, de vente quasi forcée, d'escroquerie, etc.

La difficulté principale étant que nombre de professionnels font état de partenariat conclu avec de grands énergéticiens: argument qui endort la confiance des consommateurs.

Pour s’informer, les particuliers peuvent se renseigner auprès du guichet unique mis en place par l’Etat, accessible via un numéro de téléphone, le 0 810 140 240, (numéro Azur, prix d’un appel local), le site internet

www.renovation-info-service.gouv.fr

 et les 450 "Points rénovation info service" répartis sur le territoire. Attention : le guichet unique ne peut pas recommander d'artisans mais peut en revanche examiner les devis. Les particuliers pourront également être informés des aides éventuelles (éco-PTZ, crédit d’impôt) dont ils peuvent bénéficier ou non.

Panneaux photovoltaïques : 5 conseils pour éviter les arnaques

Par Virginie Grolleau

Publié le 17-03-2014 à 17h22

http://tempsreel.nouvelobs.com/immobilier/travaux/20140317.OBS0104/panneaux-photovoltaiques-5-conseils-pour-eviter-les-arnaques.html

Suite à l’enquête de la DGCCRF, l’association Qualit’ENR rappelle les 5 conseils-clefs pour éviter les arnaques.

Une enquête de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a révélé qu’un tiers des professionnels du photovoltaïque - distributeurs, démarcheurs, sous-traitants, établissements de crédit - étaient en situation d’anomalie face à la loi. Suite à cet appel à la vigilance, Qualit’EnR, association spécialisée dans la qualification des entreprises d’installation de systèmes Energies Renouvelables (EnR), rappelle aux particuliers les bons conseils et les pièges à éviter lors d’une installation d’équipements Energies Renouvelables :

- Conseil n°1 : demandez plusieurs devis.

Surtout en cas de démarchage à domicile. "C’est en comparant et surtout en prenant le temps de réfléchir sur les propositions les plus pertinentes et les plus adaptées à vos besoins que vous prendrez la meilleure décision", souligne Qualit’EnR.

Les devis devront être précis et détaillés (marque et puissance du matériel installé par exemple), reprendre le détail des engagements de l’entreprise en particulier concernant les garanties apportées, les délais de pose (qui ne peut intervenir avant obtention de l’accord de la mairie si le projet est soumis à déclaration de travaux), détailler les conditions de paiement et indiquer, en cas de crédit, l’ensemble des informations légales prévues par la réglementation (taux d’intérêt nominal, TEG, etc.).

Enfin, les particuliers doivent se faire préciser si le devis inclut toutes les prestations ou s’il subsiste des exclusions (raccordements au compteur EDF par exemple).

- Conseil n°2 : restez vigilant face aux discours commerciaux.

"Certaines sociétés peu scrupuleuses pratiquent un démarchage agressif, soutenu par des arguments parfois exagérés ou mensongers (mandat de la mairie, éligibilité du domicile, rendement prévisionnel de l’installation, tarif de rachat de l’électricité, garantie...)", explique Qualit’EnR.

Demandez aux entreprises sollicitées de vous fournir des références de chantiers dans le domaine (photos, visites...) ainsi que la copie de leurs assurances responsabilité civile générale et décennale.

- Conseil n°3 : renseignez-vous sur la fiabilité de l’entreprise.

Le site internet de l’association Qualit’EnR vous permet de vérifier si les professionnels que vous sollicitez bénéficient bien d’une qualification (QualiPV pour le solaire photovoltaïque) gage d’une installation de qualité. Un annuaire complet et mis à jour en temps réel est à disposition du grand public à tout moment : 

http://www.qualit-enr.org/annuaire

- Conseil n°4 : faites appel à un professionnel qualifié "RGE"

(Reconnu Garant de l’Environnement). Ce sera de toute façon obligatoire à partir du 1er juillet 2014 pour bénéficier des aides publiques (éco-prêt à taux zéro, etc.). Ces professionnels sont contrôlés sur le fait de disposer des assurances obligatoires (responsabilité civile générale et décennale) et ils sont tenus de fournir des devis et factures descriptifs et détaillés.

- Conseil n°5 : en cas de doute, faites jouer votre droit à rétractation. 

Qualit’EnR rappelle que les devis signés lors d’un démarchage à domicile bénéficient d’une possibilité de rétractation de 7 jours, mais que ce délai ne s’applique pas lors d’une signature sur une foire commerciale. Les particuliers ont la possibilité de déposer une réclamation en cas de problème, pour un règlement du litige à l’amiable.

 

L’association reçoit environ 150 réclamations par an sur les milliers d’installations réalisées par les entreprises qualifiées.

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14 mars 2014 5 14 /03 /mars /2014 09:59

Abrogation de la bonification "Made in Europe" : et maintenant ?

 

http://www.enerzine.com/1/17042+abrogation-de-la-bonification-made-in-europe---et-maintenant+.html

Le 12 mars, le Conseil Supérieur de l'Energie a adopté le projet d'arrêté qui met fin à la majoration tarifaire pour les installations dont les panneaux sont fabriqués en Europe.

 

Au cours de cette séance, le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) a insisté sur les difficultés que vont désormais rencontrer les professionnels, de l'amont et de l'aval, sur le segment de marché des puissances comprises entre 9 kW et 100 kW qui bénéficiaient de la mesure.

La majoration tarifaire pour les installations solaires photovoltaïques dont la puissance est inférieure à 100 kWc avait été proposée par SER-SOLER dès 2012 et adoptée par le Gouvernement il y a un an environ. La Commission Européenne, jugeant la disposition contraire au droit européen, a mis en demeure la France d'abroger le dispositif.

Si le Syndicat des énergies renouvelables s'est dit consterné par la position de la Commission Européenne qui abroge une mesure de nature à soutenir l'industrie solaire européenne, il a, en revanche, exprimé sa satisfaction devant la volonté du gouvernement de ne pas mettre en péril des projets avancés, c'est-à-dire ceux pour lesquels des frais ont déjà été engagés.
Concrètement, les projets dont la demande complète de raccordement a été déposée avant le 10 mars continueront à bénéficier de la majoration « made in Europe », s'ils y sont éligibles, enrayant de facto tout caractère rétroactif.

Le segment de marché des installations dont les puissances sont comprises entre 9 et 100 kW est désormais orphelin d'un mécanisme de soutien viable. C'est pourquoi, SER-SOLER va formuler des propositions de nature à permettre le maintien d'une activité sur ce segment sans augmenter les niveaux de tarifs.

"Si le Gouvernement se devait de régulariser la situation après l'injonction de la Commission Européenne et qu'il a pris soin d'éviter tout effet rétroactif, il est urgent de réfléchir à une refonte du soutien sur la gamme de puissance 9 kW à 100 kW pour permettre de tenir les engagements gouvernementaux en termes de volume annuel raccordé. Le SER va faire des propositions dans ce sens" ont déclaré Jean-Louis BAL et Arnaud MINE, respectivement Président du SER et Président de SER-SOLER.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 10:14

 

Le solaire thermique, un potentiel largement sous exploité en France

http://www.enerzine.com/1/16567+le-solaire-thermique-un-potentiel-largement-sous-exploite-en-france+.html

Malgré des objectifs ambitieux et une croissance d'un facteur 14 attendue entre 2008 et 2020, le solaire thermique souffre de difficultés majeures sur le marché français : un manque d'un soutien cohérent à la filière, une communication insuffisante et un déficit d'expérience et de formation.

Jusqu'en 2006, le solaire thermique a pourtant bénéficié d'une politique favorable pour se développer fortement et représenter près de 200 000m² de panneaux installés chaque année.

Alcimed, société de conseil en innovation et développement de nouveaux marchés, revient sur les enjeux et les freins à lever pour le développement du marché du solaire thermique** en France.

Une filière laissée pour compte par les pouvoirs publics en France

L'absence d'un plan de soutien national et la priorité donnée à d'autres énergies renouvelables ont abouti à un marché limité à 300 000m²/an, en stagnation depuis 5 ans. En effet, contrairement à nos voisins européens, Allemagne et Autriche en tête, le solaire thermique est le parent pauvre des énergies renouvelables en France. Elle représente ainsi 1,1% des ENR en Allemagne contre 0,3% en France, différence qui tend à s'accentuer malgré un ensoleillement de 20% supérieur en France.


► Un soutien de l'Etat en pointillé à la filière avec la RT 2012 et le Fonds Chaleur

Deux cas particuliers illustrent les difficultés et incohérences associées au soutien des pouvoirs publics à la filière : la réglementation thermique 2012 (RT 2012) et le Fonds Chaleur.

L'objectif initial de la RT 2012 était de promouvoir l'innovation et certaines énergies, en particulier le solaire thermique. Finalement, le texte définitif autorise des alternatives telles que les chauffe-eau solaires thermodynamiques, moins performants, moins chers à l'installation et plus faciles à vendre pour les professionnels. Contrairement à l'effet initialement recherché, la RT 2012 privilégie des technologies anciennes et/ou moins performantes, au détriment du solaire thermique.

Le mode de calcul actuel du Fonds Chaleur, prenant en compte uniquement les coûts d'investissements et non de fonctionnement, favorise largement la biomasse au détriment du solaire thermique. Cela est donc particulièrement inadapté à cette technologie, dont la source d'énergie, le soleil, est gratuite.

► Une méconnaissance de cette énergie renouvelable

Une façon d'œuvrer à l'essor du solaire thermique est la communication sur cette énergie, aussi bien auprès du grand public que des professionnels. Aujourd'hui, il existe une profonde méconnaissance des potentialités de la technologie couplée à
un amalgame avec le photovoltaïque, qui permet la production d'électricité et non de chaleur. Une part importante des clients et des utilisateurs potentiels associent ainsi solaire et électricité, les modifications de tarif de rachat de l'électricité et les difficultés que rencontrent la filière photovoltaïque limitent d'autant les investissements dans le solaire thermique.

► Un coût élevé en raison d'un déficit de formation et de structuration

Le prix initial des systèmes solaires thermiques, près de 6.000 euros pour un chauffe-eau solaire individuel, est jugé excessif par rapport à d'autres énergies (biomasse, chauffe-eau thermodynamique notamment) et comparé à d'autres pays européens. En effet, la France n'a pas développé cette énergie d'un point de vue économique et n'a pas structuré sa chaîne de valeur en conséquence.

Cela a entrainé un manque de professionnalisation de l'offre de la part des acteurs français, en particulier dans l'installation et l'exploitation/maintenance. A titre d'exemple, l'installation d'un système solaire thermique nécessite des compétences de plombier-chauffagiste et de couvreur, les panneaux devant être posés sur le toit. Cette double compétence est très peu développée en France, le déficit de formation et d'expérience des installateurs français engendre ainsi des temps de pose plus longs et des primes de risque sur des chantiers peu courantes pour les sociétés généralistes.

Deux pays sortent leur épingle du jeu : l'Allemagne et l'Autriche

Dans ce contexte, et malgré un ensoleillement moins favorable que la France, l'Allemagne et l'Autriche ont mis l'accent très tôt sur le solaire thermique et ont structuré une filière industrielle forte au niveau national. Cette volonté industrielle et politique a permis de créer des marchés de taille critique suffisante pour pérenniser l'ensemble des acteurs de la filière et leur permettre de devenir des leaders européens et mondiaux, à l'image de Vaillant, Viessmann ou GreenOneTech.

De plus, grâce au volume important d'installations à réaliser et à des initiatives de l'ensemble des acteurs de la filière, l'Allemagne et l'Autriche disposent d'installateurs formés et expérimentés, capables de réaliser rapidement des installations de bonne qualité. Cet écosystème favorable permet aujourd'hui de réduire de 30% par rapport à la France, le coût final d'un système solaire thermique pour les utilisateurs, principalement grâce à un coût d'installation beaucoup plus faible.

Des actions à mettre en place pour développer une filière forte

Du point de vue d'Alcimed, hormis pour le stockage de la chaleur, le solaire thermique ne constitue pas un enjeu technologique fort mais représente une véritable opportunité économique et industrielle pour la France. Son essor est à privilégier mais plusieurs freins doivent être levés :

- une meilleure intégration des solutions solaires thermiques,
- une montée en compétence des installateurs,
- une place plus importante dans le bouquet énergétique français et enfin,
- une prise en main de la communication par les pouvoirs publics.

La simplification et la meilleure intégration des solutions solaires thermiques est l'une des voies privilégiées par les industriels pour développer le solaire thermique. La France dispose de nombreux acteurs généralistes dans le secteur du chauffage, mais peu de sociétés spécialisées dans le solaire thermique. Ainsi, des systèmes performants mais plus simples à installer rendraient cette énergie plus compétitive vis-à-vis du chauffe-eau solaire thermodynamique par exemple.

Face à ces difficultés, le développement des compétences dans la conception et l'installation de solutions solaires thermiques est un autre levier majeur pour créer une taille critique de marché suffisante afin de structurer une filière française. Dans ce cadre, le développement des fabricants et distributeurs spécialisés, capables de former et de conseiller les installateurs et utilisateurs des systèmes solaires thermiques, et de participer ainsi à la diffusion des solutions, est indispensable à l'essor de la filière.

Enfin, il est nécessaire de revoir la place du solaire thermique au sein du bouquet énergétique français et de lui donner une visibilité plus importante à l'image de celle qu'il occupe en Autriche et en Allemagne. Les pouvoirs publics ont un rôle crucial à jouer. Au-delà des incitations existantes et d'une simplification nécessaire des réglementations, l'Etat doit rapidement prendre le relais des industriels en engageant des actions de communications indispensables à l'éducation de la population au solaire thermique. Les acteurs de la filière, aujourd'hui concentrés sur le maintien de leur activité, n'en ont plus les moyens.

 

** Le solaire thermique comprend des technologies permettant de produire de l’eau chaude sanitaire, du chauffage, du froid et de la vapeur, pour des usages résidentiels ou industriels.

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26 juillet 2013 5 26 /07 /juillet /2013 17:20

Par cette lettre je ne veux pas prendre partie pour ou contre les gaz de schiste.

Je veux tout simplement montrer que le gouvernement ne veut pas entendre parler des gaz / pétroles de schiste, non pas pour des raisons de pollution mais pour les mêmes raisons que pour toutes les énergies alternatives dont le photovoltaïque.

On assiste actuellement, dans tous les médias, à un matraquage contre les énergies renouvelables de la part de la cour des comptes :

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/energies-renouvelables-la-facture-de-la-france-est-elle-trop-lourde_396152.html?xtor=EPR-3124-[xpn_18h]-20130725--523061@253820425-20130725191901

http://www.lemoniteur.fr/137-energie/article/actualite/21914110-la-cour-des-comptes-prone-l-abandon-du-soutien-au-photovoltaique-integre-au-bati

Mais il faut savoir que le photovoltaïque s’installe de plus en plus en autoconsommation, pour les industriels mais aussi pour les particuliers.

L'installation d'un système photovoltaïque sur un centre commercial ou sur une entreprise peut permettre une synchronisation de la consommation et de la production. Les activités qui s'y déroulent coïncident souvent avec la production solaire. Ainsi, la quasi-totalité de l'énergie produite est consommée sur place.

A l'échelle d'un îlot ou d'un quartier, l'électricité produite par un bâtiment peut être transférée au bâtiment voisin qui, lui, peut en avoir besoin. Après une modélisation sur une commune de 7 000 habitants, le SER estime que, si l'installation a été bien dimensionnée après étude des consommations locales, la totalité de l'électricité produite peut être consommée à cette échelle, sans évacuation vers l'extérieur.

Plus de subvention de la part d’EDF !

Mais le lobby veille, il ne faut pas mettre des bâtons dans les roues du nucléaire, 80 % de l’électricité française. Sinon, il y aurait « plus » de transparence entre les diverses parties prenantes.

 

DELPHINE BATHO NOUS NARGUE

Lundi, 01 Juillet 2013 Jean-Claude Rémondet

http://foreurs.net/index.php?option=com_content&view=article&id=754:delphine-batho-nous-nargue&catid=18:actualites-amicale&Itemid=59

Texte de la lettre adressée à Mme Delphine Batho en date du 28 juin 2013 faisant suite au rendez-vous manqué du 17 juin 2013 :

Madame la Ministre,

Faisant suite  à mon déplacement  le 17 juin courant  à Paris, Hôtel de Roquelaure,   pour  me rendre à un rendez-vous  accordé et prévu avec deux de vos conseillers  techniques (puis  unilatéralement  annulé sine die sans raison évoquée ni excuses de politesse), je vous  confirme  avoir  quand même  (après un épique forcing, dans le hall  sécuritaire de l’immeuble) , pu m’entretenir quelques  courts instants avec votre Chef de cabinet  M. David Roizen  qui, sur ma requête, est venu me rencontrer.

 Je viens de recevoir  un surprenant  courrier  (sans référence aucune,  daté  du 19 Juin 2013)  émanant  de la directrice adjointe du Cabinet de votre Ministère, Mme Paquita  Morellet-Steiner.

Ce courrier (dont ci-joint copie) aurait pour but de clore (plutôt cavalièrement)  un volumineux dossier de correspondances  que je vous ai adressées  depuis votre nomination à ce Ministère, auxquelles nous n’avons jamais reçu de réponse.

Il est toujours plus évident  que notre Amicale  est  boycottée, blacklistée, rejetée  comme le serait une délinquante  ….  Et  je ne l’accepte pas. Toutes les entités  légalement constituées  dans la République méritent respect et considération  et  notre Association  exige d’être  traitée et reçue  avec les même égards accordés aux « collectifs » de toutes obédiences  que vous recevez .

Et ce n’est hélas  pas le cas.

Comment  dois-je analyser  l’affront   que vous m’avez fait subir  ce même 17 Juin, en acceptant de recevoir  en matinée un collectif d’opposants,  alors que vous avez fait annuler  le rendez-vous  qui m’avait été accordé  pour 16 heures  avec vos conseillers techniques ? Ce procédé est inqualifiable.

La réponse de Mme Paquita Morellet-Steiner comporte des contre vérités :

- Le rendez vous avec les deux conseillers techniques n’a pas été REPORTÉ comme il est indiqué, mais  tout simplement ANNULÉ sans aucune explication, ni la moindre excuse de politesse minimale.

- Ce procédé d’élimination  arbitraire  est intolérable  et, malgré l’avis d’annulation intempestive, c’est la raison primordiale pour laquelle j’avais maintenu  mon déplacement à PARIS, désireux obtenir les explications  que je dois à nos adhérents. J’ai le regret  à devoir dire que la patiente écoute et l’extrême courtoisie de M. David Roizen n’y a d’ailleurs pas pourvu.

Evidemment, pour NOUS, la question de fond est bien l’exploration/exploitation de tous  hydrocarbures  en France, classiques ou non conventionnels,   et j’ai hélas   noté  la position toujours négative intransigeante   de notre  Président de la République  (quoiqu’elle semblait avoir évoluée lors de sa visite  en Algérie,…. Mirage probablement !!!

Mme Morellet-Steiner dit ne pas vouloir donner suite à notre demande d’audience.   Pourquoi ?

Absence d’élément nouveau dit-elle. Elle devrait compulser bien plus sérieusement notre dossier, ou changer ses   lunettes  qui  paraissent à foyers  variables  puisqu’elle  ne semble lire que ce qui va dans le sens de la pensée unique de votre Ministère.

Elle a certainement eu  connaissance de notre lettre au Premier Ministre  (vous  en avez reçu copie de notre part, en plus de l’original  qui vous a été transmis par M. Guérin Chef de Cabinet  de M. Ayrault)

Son contenu est plus qu’un nouvel  élément  puisque nous demandons d’effectuer intégralement l’application de la loi du 14 juillet  2011. Si l’article premier est effectivement mis en application avec l’interdiction  zélée de la fracturation hydraulique,  les deux derniers sont toujours mis en veilleuse dans un total irrespect.

Une loi de la République doit  être intégralement appliquée, et l’ÉTAT doit donner l’exemple.

Nous vous demandons donc, Madame la Ministre, de bien vouloir faire réponse à notre démarche ou nous donner le rendez-vous que nous sollicitons en vain depuis plusieurs mois.

Dans cette attente, veuillez croire, Madame la Ministre, à nos respectueux sentiments.

Jacques  Sallibartant

 

Président

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9 juillet 2013 2 09 /07 /juillet /2013 14:26

 

Ce matin on officialise la hausse du prix de l’électricité, en France, de 5% en août prochain et autant en août 2014.

Ce n’est pas une surprise. Certains diront que c’est peu car la CRE préconisait beaucoup plus !

C’est devenu une tactique de faire courir un bruit affolant pour faire passer une pilule un peu moins forte ! On l’a déjà vu avec la baisse du taux du livret A.

Cette hausse n’est pas étonnante lorsque l’on regarde le tableau ci-dessous. Le prix de l’électricité, en Europe, est le moins cher …. en France !

Ce tableau, officiel, date de 2010 mais aujourd’hui si les taris ont augmenté, la relativité des prix est restée la même.

La hausse atteint 32 % dans l'Union européenne (UE) entre 2005 et 2012 si l'on regarde les prix hors taxe (c'est à dire le seul coût de production) pour les ménages publiés par Eurostat. Une progression spectaculaire à comparer avec + 8,9 % en France, + 8 % en Allemagne.

La facture TTC des ménages européens a progressé de 12 % entre 2009 et 2011 (dernière année disponible sur Eurostat pour les prix TTC), de 10,4 % pour les Allemands et de 17 % pour les Français et de 24 % pour les Espagnols.

Le consommateur français continue de bénéficier d'un prix de l'électricité plus bas que la moyenne européenne, 14,2 centimes TTC du KWh en 2011, contre 18,4 pour l'UE, 25,3 pour l'Allemagne ou 15,8 pour la Grande-Bretagne.

Grâce à une taxe de 33 %, la hausse des prix profite d’abord à l’état !

On voit qu’en Allemagne et en Belgique les prix sont très élevés ce qui explique que le photovoltaïque y soit si compétitif en particulier pour les industriels.

Pays

Population millions habitants

taux électricité nucléaire

résidentiel hors taxes

résidentiel ttc

Montant taxes

industriel hors taxes

industriel ttc

Europe EU 27

501,0    

-

12,4    

17,1    

37,90%

9,1    

12,7    

France

62,8    

74%

9,7    

12,9    

33,00%

6,3    

8,2    

Slovaquie

5,4    

52%

13,8    

16,4    

18,80%

11,8    

14,3    

Belgique

10,8    

51%

14,6    

19,7    

34,90%

9,4    

12,8    

Hongrie

10,0    

42%

12,5    

15,7    

25,60%

10,3    

13,1    

Suède

9,3    

38%

12,8    

19,6    

53,10%

8,4    

10,5    

Slovénie

2,0    

37%

10,6    

14,3    

34,90%

9,0    

12,1    

Tchéquie

10,5    

33%

11,5    

13,9    

20,90%

10,7    

13,0    

Allemagne

81,8    

28%

13,7    

24,4    

78,10%

9,1    

15,6    

Finlande

5,4    

28%

10,3    

13,7    

33,00%

6,6    

8,4    

Espagne

46,0    

20%

14,9    

18,5    

24,20%

10,4    

12,9    

Grande Bretagne

62,0    

16%

13,8    

14,5    

5,10%

9,6    

11,6    

Pays Bas

16,6    

4%

12,6    

16,9    

34,10%

8,5    

12,3    

Italie

60,3    

0%

13,9    

19,2    

38,10%

10,7    

16,0    

Autriche

8,4    

0%

13,9    

19,3    

38,80%

-    

-    

Norvège

4,9    

0%

13,9    

19,1    

37,40%

8,0    

11,7    

Danemark

5,5    

0%

12,0    

27,1    

125,80%

8,7    

19,3    

Pologne

38,2    

0%

10,8    

13,8    

27,80%

9,4    

12,0    

Portugal

10,6    

0%

10,6    

16,7    

57,50%

8,7    

9,6    

Grèce

11,3    

0%

9,6    

12,1    

26,00%

8,8    

11,4

Source : statistiques Eurostat pour le second semestre 2010

 

Le prix de l'électricité à usage domestique est pour la tranche moyenne, de 2.500 à 5.000 kWh par an. Le prix de l'électricité à usage industriel est pour la tranche moyenne, de 500 à 2.000 MWh, soit 200 à 400 fois plus. 

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