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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 12:38

 

L’état souhaiterait une solution franco-française. C'est-à-dire des panneaux photovoltaïques  et des onduleurs français. Mais si l’on attend que ceux-ci soient au point et réalisables en quantité et à un prix compétitif, on risque de perdre totalement la bataille du photovoltaïque alors que la France a démarré beaucoup plus tard que d’autres voisins européens qui n’ont pas nos états d’âme !

En réaction à mes 2 articles précédents faisant bruit de magouilles et de favoritisme, plusieurs lecteurs ont écrit que les journalistes n’avaient qu’à déposer plainte. Ce n’est pas leur rôle. Les entreprises peuvent le faire mais elles doivent avoir des preuves et se méfier des représailles.

Bertrand l’un de nos lecteurs a, lui téléphoné à EDF EN. Il a fait mention de l’article ce Capital. On l’a écouté. Il doit être recontacté cette semaine.

Chacun de nous peut faire quelque chose, en particulier en utilisant les médias.

C’est le silence qui vaut consentement des pratiques douteuses.

Les énergies « vertes » ont besoin de stabilité

lundi 07 février 2011

http://www.ouest-france.fr/actu/economieDet_-Les-energies-vertes-ont-besoin-de-stabilite-_3634-1684098_actu.Htm

Le Grenelle de l'environnement a fixé un cap : mettre un quart d'énergies renouvelables dans notre consommation. Mais les règles changent trop souvent, les industriels perdent confiance.

Stabilité, visibilité : voilà ce que réclament les adhérents du Syndicat des énergies renouvelables (SER), réunis la semaine dernière en congrès. Aux pouvoirs publics, ils demandent que cessent les mouvements de balancier qui créent l'incertitude et dissuadent d'investir. Pour l'éolien terrestre, cela s'est encore traduit, en 2010, par l'instauration de « schémas régionaux » et la soumission des machines de plus de 50 mètres au régime des installations classées.

Plus récemment, le solaire photovoltaïque a subi un brusque coup d'arrêt. Le 9 décembre, le gouvernement a suspendu l'obligation de rachat par EDF de l'électricité produite par les nouvelles installations de plus de 3 kilowatts. Attirés par un tarif avantageux, alors que le prix des panneaux « principalement chinois » a été divisé par trois en trois ans, les projets s'étaient multipliés, au-delà des prévisions. Une concertation a été lancée pour définir de nouvelles règles. Elle doit s'achever le 11 février ; ensuite, les ministres trancheront. Le moratoire, lui, court jusqu'au 9 mars.

Le géant américain suspend son projet

Le risque de surchauffe était réel, mais la méthode a été jugée brutale. « C'est un coup dur psychologiquement et économiquement », résume André Antolini, le président du SER. « Nous avons perdu 40 % de notre activité pour 2011 », se désespère Thierry Miremont, le directeur général de Photowatt. Le premier fabricant français de panneaux photovoltaïques, installé en Isère, n'allait déjà pas très bien. Il vient d'annoncer la suppression de 195 emplois (sur 530).

L'Américain First Solar a, lui, suspendu son projet d'usine en Gironde. Associé à EDF Énergie Nouvelles, il prévoyait de créer 400 emplois à Blanquefort. « La France a un potentiel énorme, reste pourtant convaincu son PDG, Robert Gillette. Mais nous avons besoin de certitudes politiques, d'un cadre légal stable et d'une visibilité du marché à moyen et long terme. »

« La feuille de route reste le Grenelle de l'environnement », est venue rassurer Nathalie Kosciusko-Morizet. Même si le président Sarkozy souligne, à chaque occasion, que la priorité, c'est le nucléaire, la ministre de l'Écologie affirme que le cap n'a pas changé : il s'agit toujours de faire progresser, d'ici à 2020, la part des énergies renouvelables de 10 % à 23 % de la consommation d'électricité.

Elle reconnaît qu'il y a eu, jusqu'à présent, « trop de modifications » du cadre réglementaire. Mais elle déplore aussi que les importations d'équipements photovoltaïques ont déséquilibré la balance commerciale « de 1,5 milliard d'euros en 2010 ».

En faire une « filière d'excellence »

L'objectif de l'État, dit-elle est d'en faire « une filière d'excellence ». Ainsi, le futur cahier des charges pourrait privilégier les panneaux recyclables et l'intégration aux bâtiments, afin de favoriser les constructeurs nationaux.

Les industriels, eux, attendent surtout que les tarifs ne changent pas tous les six mois et que le marché national soit suffisamment ambitieux pour porter leur développement. « À moins d'un gigawatt par an, on n'arrive à rien », soutient Arnaud Mine, le président de Soler, syndicat de la filière. Une autre de leur crainte est de voir les projets stoppés le 9 décembre obligés de repartir à zéro, perdant les années de travail qu'ils ont nécessité.

Tous, en tout cas, se disent convaincus que la France peut encore prendre sa place, à condition de ne plus tergiverser. Directeur de l'Agence internationale de l'Énergie, Nobuo Tanaka prévoit que le photovoltaïque représentera, en 2030, plus de 10 % de l'électricité consommée dans le monde. Contre 0,2 % l'an passé.

Serge POIROT.

 

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