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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 14:37

 

Si les taux montent en France, ce sera plus (+) d’intérêts à payer pour le budget de l’état et donc moins de croissance.

Le payement des intérêts de la dette est déjà le 1er poste du budget 2012. Cela n’est absolument pas productif : DANGER !

Alors, que pour l’instant, le gouvernement n’a pris que des mesurettes espérant refiler le problème à ses sucesseurs, voilà que les agences de notation nous pressent d’accélérer les choses.

Il est certain que l’on ne nous laissera pas attendre 7 mois !

Il faut donc se préparer à des jours plus difficiles ….

 

Le marché rappelle la France à ses devoirs

Par Violaine Le Gall (L’AGEFI) le 19/10/2011

La mise en garde de Moody's risque de contraindre le gouvernement à agir avant les élections

 

Alors que l'examen du budget pour 2012 commençait hier à l'Assemblée nationale, l'agence de notation Moody's a opportunément alerté quelques heures auparavant les autorités sur la vulnérabilité du «AAA» français en annonçant qu'elle prendrait une décision sur la perspective, actuellement stable, de la note de l'Etat français d'ici trois mois. Le spread OAT-Bund a bondi à un record. La balle est maintenant dans le camp du gouvernement qui devra sans doute prendre de nouvelles mesures d'austérité, à quelques mois des élections présidentielles.

Sur le papier, le projet de loi de finances pour 2012 repose toujours sur une prévision de croissance de 1,75%. Le gouvernement a cependant enfin ouvert la porte à une estimation moins optimiste. Le ministre des Finances François Baroin a estimé hier que l'objectif officiel était «probablement trop élevé». La veille, le Premier ministre Français Fillon avait déjà tenté de rassurer sur France 2 en indiquant que le budget était «bâti sur une prévision de 1,75% de croissance mais fonctionne avec une croissance minimale de 1,5%».

Mais le consensus d'économistes établi par Bloomberg table une hausse du PIB de 1,25%. Gilles Moec, chez Deutsche Bank, prévoit même une croissance de 0,3% en 2012.

Avec sa déclaration, Moody's accroît aussi la pression sur le gouvernement français. L'agence de notation «a voulu montrer sa vigilance sur les réformes que l’Etat devra réaliser. C'est aussi ce qu'attendent les intervenants de marché, pour qui un réel effort doit être fait en matière de baisse des dépenses, alors que l'Etat s'est plutôt concentré jusqu'ici sur la partie des recettes», explique Geoffroy Lenoir, gérant monétaire senior chez Robeco.

Politiquement, l'avertissement de Moody's arrive au mauvais moment pour le gouvernement puisque les élections présidentielles se tiendront en mai prochain. Mais, pour l'agence de notation, il semblait nécessaire de pousser le gouvernement à agir rapidement. Moody's craint probablement que des mesures supplémentaires, si elles sont votées à l'été 2012, soient trop tardives pour que l'objectif de déficit à 4,5% du PIB soit respecté, analyse Michel Martinez, économiste chez SG CIB.

Par conséquent, le gouvernement devrait plutôt faire de nouvelles annonces en début d'année, avant la campagne électorale. Michel Martinez s'attend à un nouveau paquet de 5 milliards d'euros. «Nous mettrons tout en œuvre pour ne pas être dégradés», a affirmé hier François Baroin. «L'acquis du AAA n'est pas intangible», a ajouté François Fillon. Pour la France, l'enjeu est de taille. L'Agence France Trésor doit émettre de 179 milliards d'euros d'obligations l'an prochain.

Compte tenu du moment choisi par Moody's pour prévenir de la réévaluation de la perspective française, son annonce pourrait aussi avoir des conséquences sur la résolution de la crise européenne. Les engagements pris par la France lors du sommet européen du 23 octobre seront regardés de près par les agences. «De notre point de vue, l'engagement dans l'EFSF ou même un plan de recapitalisation des banques ne déclencherait pas à lui seul une dégradation de la note de la France», tempère Michel Martinez.

Mais l'annonce de Moody's a renforcé la tendance de ces derniers jours sur les marchés. L'OAT à 10 ans s'est tendue hier de 8 pb à 3,12% et le spread OAT/Bund s'est établi à 111 pb.

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commentaires

Francois 20/10/2011 00:44



Bonsoir Bernard,


Je crois bien que tu aie raison, et dire que malgrés tout on continu à nous faire croire que tout va (bien). Mais bien sur les principaux coupable eu, continu en quelque sortes a en faire a leurs
guises !!.


Bonne soirée Bernard :



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