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13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 18:44

Mnémo : AURE

Dernier cours : 5,53 €

Capitalisation boursière : 66,31 M €

http://www.aurea-france.com/

http://www.affimet.fr/

Les capitaux propres au 30 juin 2015 étaient de 73 M €. Le « price to book » (ratio capitalisation boursière / capitaux propres), notion très utilisée par les professionnels de la finance, est ainsi de 0,91. En dessous de 1, c’est considéré comme faible surtout pour une société de croissance et en bonne santé.

Voici quelques informations recueillies lors de la réunion du 8 octobre 2015 :

- Il y a 494 collaborateurs

- la croissance du chiffres d'affaire est due pour moitié à l'arrivée de Floréa dans le groupe, le reste étant de la croissance organique.

C'est la plus importante des 3 branches : Pôle Métaux et Alliages (77 M €) qui a la plus forte progression : +20 %

Pour les 2 autres pôles, le CA est en régression :

- Pôle Produits dérivés du pétrole (15,5 M €) : -19 %

- Pôle Caoutchouc et Développement (5,9 M €) : -3 %

Les dettes financières nettes se montent à 3 M € ce qui donne un ratio d'endettement de 4,1 %

Les prix des matières premières fluctuent énormément mais cela n'a pas d'effet sur les comptes du groupe qui ne spécule pas et qui garde ses marges intactes grâce à la haute technicité des produits fabriqués.

Pôle métaux et alliages

- La réorganisation industrielle de Flaurea Chemicals est terminée. Reste à réaliser celle de l'immobilier qui permettra de mettre en avant de grosses plus values. Les locaux inutilisés pourront être vendus ou loués.

 Les actifs industriels et les stocks ont été repris pour 3,4 M€ et l’Immobilier pour 0,9 M€.

- La société TREZ ne travaille plus que pour Flaurea avec un client unique : BASF

- La société AFFIMET a lancé son projet d'augmentation de ses capacités industrielles  avec la mise en route, courant 2016, d'un 3ème four existant mais à l'arrêt :

http://www.leparisien.fr/compiegne-60200/carnet-de-commandes-plein-affimet-revit-et-va-embaucher-28-06-2015-4900815.php

Cela nécessitera la mise en place d'un financement bancaire de 4 M€ au T3 2015.

Les carnets de commandes sont pleins. AFFIMET est le plus important recycleur d'aluminium sur le marché français.

- MLego poursuit son important programme d'investissement et de modernisation de ses installations, commencé après la reprise de la société par Auréa en février 2011, avec la mise en place début 2015 d'un financement bancaire de 2 M€.

Environ 50% de son CA est exporté.

- PoudMet, est la seule usine en France a créer des poudres métallique non ferreuses, elle a fini sa restructuration en 2012.

85% de sa production est exportée !

Pôle produits dérivés du pétrole

- Broplast

- Elle est spécialisée dans le recyclage de plastiques complexes, avec une installation principale à Izernore (situé dans l’Ain) et des ateliers de recyclage directement implantés chez ses clients.

- Sa filiale Plastinéo (détenue à 60%), qui est destinée à traiter les plastiques de qualité alimentaire, monte en puissance. Le prix d’acquisition, compris entre 1.2 et 1.5 M€, comprenait l’immobilier lié à l’exploitation (3000 m2 à Izernore dans l’Ain).

http://www.leprogres.fr/jura/2015/06/23/plastineo-la-petite-entreprise-qui-recycle-le-plastique-propre

- Dans le giron de Broplast, La société Trivéo continue son développement :

http://www.usinenouvelle.com/article/la-plastics-vallee-essaie-le-recyclage.N321758

Au 30 juin elle comptait une vingtaine de personnes avec un objectif de 50 à 60 en 2017. La société, à caractère social, trouve beaucoup de subventions pour se développer !

- RULO Plastic Recycling

Rulo est la plus grosse usine européenne des déchets PVC et la seule en Belgique à savoir traiter les déchets « post consumer ». Rulo entretient des relations étroites avec Solvay, un des principaux fabricants de PVC, et qui est intéressé à favoriser le recyclage des déchets PVC, compte tenu des engagements pris devant l’Union Européenne.

Pour cette société axée sur la collecte et le recyclage du PVC, la situation est assainie et l'activité revient en volume.

- ECO HUILE est une société dont l'activité consiste à réceptionner, stocker et traiter des huiles usagées, collectées sur le territoire national dans un but de régénération. 80% des huiles minérales sont récupérées ainsi que 5 à 10% du gazole.

Ecohuile a une quinzaine de clients réguliers. La seule alternative à l’huile re-raffinée est l’huile « neuve » mais il existe actuellement une pénurie d’huile neuve liée à la fermeture de raffineries obsolètes.

La baisse du prix du pétrole a provoqué une baisse du prix des produits pétroliers. Les dérivés des huiles régénérées ont donc une moindre compétitivité. D'où une baisse de la demande et par conséquent une demande faible en huiles usagées dont on ne sait plus quoi faire ! La collecte est bloquée car les capacités de stockage de ces huiles sont saturées.

L'usine Eco Huile était arrêtée depuis le mois de juin, son activité n'a redémarré qu'en début de semaine.

Malgré tout 2 bateaux de gasoil seront livrés au S2 qui sera bénéficiaire.

Pôle caoutchouc et développements

- Roll-Gom exporte 70% de sa production. Le marché de la transformation des pneus usagés est redevenu porteur

http://www.s3pi-hcd.fr/sites/default/files/commissions/ROLLGOM-S3PI.pdf

- HG INDUSTRIES est spécialisée dans le traitement des déchets mercuriels (piles boutons, rebus d'amalgames dentaires, verreries souillés etc).

Ses clients sont notamment Rhodia, Solvay et l’industrie horlogère. HG Industries devrait renouer avec la rentabilité en 2015. 

La société dispose d'un carnet de commande de 3 ans, c'est la meilleure installation en France.

Mais, en France, le traitement du mercure est considéré comme tabou et fait l'objet de tracasseries et de freins administratifs énormes.

Alors qu'il y a de nombreux stocks de déchets mercuriels, dans certaines entreprises, dont on ne veut pas parler !

C'est la raison pour laquelle Auréa envisage d'ouvrir 2 autres usines de traitement des déchets mercuriels ailleurs qu'en ..... France !

Ici aussi les exportations représentent 50% du CA.

Immobilier du groupe

Les usines du groupe disposent toutes de beaucoup de milliers de m2  (561 000 m2) dont une grande partie n'est pas utilisée.

La valeur nette du patrimoine immobilier est estimée par le Groupe à 39,4 M € (pour une valeur comptable de 5,4 M €) dont  9,5 M€ pour les 15ha de Compiègne et 13M € pour les 10ha de Ath (Flaurea Chemicals).

L'activité industrielle est donc comptée pour presque rien !!

Actionnariat

La répartition du capital est la suivante : Financière 97 35% (42,9% des DDV), Monsieur Picard 18,3% (23% des DDV), CM-CIC 6,3% (7,6% des DDV), Zenior 6,3% (7% des DDV), le Public 30,3% (19,5% des DDV) et l’autodétention 3,8%. Monsieur Picard est à la fois P-DG du Groupe et son principal actionnaire (la financière 97 est une holding de la famille Picard) depuis 2008, La société distribue un dividende stable de 0,10 euro par action.

Conclusions

AUREA est un pôle fédérateur de PME européennes dans le domaine du développement durable. Aurea recherche des niches d’activités où il peut être un acteur significatif et industrialiser les process de recyclage.

Le développement d’Aurea reste axé sur 5 points majeurs :

1- Sur la croissance externe, par acquisition de sociétés en redressement judiciaire

2- Portant sur l’acquisition à très bas prix de sociétés moyennes,

3- Non subventionnées,

4- Utilisant des technologies reconnues dans le domaine du recyclage,

5- Et opérant, après redressement et apport du savoir faire industriel du Groupe, sur des business model rentables. Bien sûr il faut investir pour rendre compétitives les sociétés acquises et les amener à la rentabilité.

Aurea a les moyens financiers de poursuivre sa stratégie de croissance externe. Au moins une croissance externe devrait être réalisée cette année ou au début de 2016.

Alors pourquoi un cours de bourse si bas ?

Sans doute parce que la société est trop (mais volontairement) discrète sur la  rentabilité de ses filiales et sur leurs valorisations, officiellement pour ne pas donner d'indications à la concurrence.

Quelle est la finalité de ce PDG de 70 ans ?

Il cède petit à petit la direction opérationnelle du pôle métaux et alliage à Philippe Marillaud qui développe très bien les sociétés qui le composent.

Mais quel est le devenir capitaliste du groupe ?

 

 

Résultats consolidés du S1 2015 en progression sensible

 

En MEUR - normes IFRS

30-juin-15

30-juin-14

30-juin-14

30-juin-13

30-juin-12

30-juin-11

 

 

retraité après IFRC 21

publié avant IFRIC 21

 

 

 

Chiffre d'affaires consolidé

98,4

89,3

89,3

83,2

95,6

86,1

Résultat opérationnel courant

3,2

1,8

2,4

2,5

5,4

4,4

Résultat opérationnel

2,9

2,1

2,6

2,5

4,6

7,9

Résultat net des activités poursuivie

2,0

1,4

1,7

 

 

 

Résultat net des entreprises intégrées

1,5

0,9

1,2

 

 

 

Résultat net consolidé part du groupe

1,5

0,9

1,2

1,7

2,1

5,9

 

 Le résultat opérationnel courant du 1er semestre 2015 s’établit à 3,2 M€ contre 1,8 M€ au S1 2014, après application de la nouvelle norme IFRIC 21. Tous les pôles contribuent positivement à ce résultat opérationnel :

- Le pôle Métaux & Alliages a bénéficié d'une conjoncture favorable sur le 1er semestre, avec une demande soutenue pour les alliages du groupe que les usines ont été en mesure de satisfaire grâce aux investissements industriels réalisés depuis plusieurs années. Les variations fortes des cours des métaux sur la période n'ont pas significativement impacté l'activité. Les sociétés récemment acquises ont continué leur progression vers leur objectif de profitabilité.

- Le pôle Produits dérivés du Pétrole a souffert des perturbations du marché des huiles régénérées, déjà signalées dans le dernier communiqué. Les acteurs du marché restent sur la défensive dans l'attente d'un nouvel équilibre entre offre et demande, tant pour les huiles usagées que pour les huiles régénérées.

- Le pôle Caoutchouc & Développements a montré une bonne performance dans le secteur des pneus usagés, grâce aux ventes réalisées à l'exportation qui ont compensé un marché français restant atone. Les investissements réalisés dans la décontamination mercurielle permettent à présent au groupe de disposer de la meilleure installation de ce type en France.

Situation financière du groupe

Aucun élément significatif impactant la trésorerie n’étant intervenu depuis la dernière communication, AUREA continue de disposer des moyens financiers lui permettant de faire face à ses engagements, de poursuivre ses investissements industriels et de procéder à de nouvelles acquisitions. La trésorerie s'est d'ailleurs renforcée de plus de 1 M€ en août 2015, après la cession des actifs immobiliers de la filiale portugaise.

Le dividende voté au cours de l’assemblée générale du 25 juin 2015 a été massivement souscrit en actions (environ 90%), confirmant ainsi la confiance des actionnaires dans les perspectives du groupe AUREA.

Perspectives pour le 2ème semestre 2015

Après une période estivale marquée par une activité traditionnellement réduite, mais plus élevée que l'an dernier, la rentrée montre une tendance au raccourcissement des carnets de commandes.

Le programme d'investissement, de modernisation et d'accroissement des capacités de production d'aluminium a été lancé, avec un objectif de démarrage des nouvelles installations courant 2016.

Le Rapport Financier Semestriel sera mis en ligne sur le site du groupe AUREA le 30/09/2015 après bourse.

Une réunion d'information se tiendra le jeudi 8 octobre 2015 à 10h00 au Centre de Conférences Edouard VII – 23, Square Edouard VII – 75009 Paris

A propos d'Auréa

AUREA est un pôle de regroupement de PME spécialisées dans le développement durable. Le groupe, pur acteur de l’économie circulaire, est leader en Europe de la régénération des huiles noires moteur, pour la fabrication de roues à bandages à partir de pneus usagés et dans le recyclage du PVC rigide. Il est également recycleur de plastiques complexes et d'emballages, recycleur et affineur d'aluminium, recycleur de cuivre et producteur d'alliages cuivreux, spécialiste du traitement et du recyclage du zinc, du plomb et du cadmium. Le groupe est aussi un acteur reconnu du traitement et de la décontamination de déchets mercuriels.

Euronext Paris Compartiment C - Code ISIN FR 0000039232 - Mnémonique AURE

 

 

Carnet de commandes plein, Affimet revit et va embaucher

Le Parisien | 28 Juin 2015, 14h21

La nouvelle a été accueillie avec un large sourire par les salariés d'Affimet. Après des années de galère, puis des années à faire le dos rond, l'entreprise voit à nouveau l'avenir sous un jour radieux. « Notre carnet de commandes est à saturation depuis fin 2014 », se réjouit Philippe Marillaud, le PDG.

Au point d'avoir convaincu Aurea, groupe détenteur d'Affimet, d'investir 3,5 M€ pour l'installation d'un nouveau four et de prévoir l'embauche de 20 à 25 salariés pour le faire fonctionner. Normalement au printemps 2016.

Affimet, qui recycle et affine de l'aluminium ensuite destiné aux constructeurs automobiles qui s'en servent pour produire leurs pistons, blocs moteurs ou carters, affiche ainsi clairement son ambition : confirmer sa place de numéro 1 en France et s'imposer encore un peu plus parmi les leadeurs européens. « Des clients qui ont appris la nouvelle nous contactent déjà pour savoir ce qu'il est possible de faire ensemble », assure Philippe Marillaud. Des clients nommés Peugeot, Citroën, Renault, BMW…

Le discours tranche avec l'histoire récente d'Affimet, lorsque l'entreprise s'était retrouvée en cessation de paiements en 2009 et avait alors été rachetée par Aurea. « Je suis arrivé pour ma part il y a deux ans, note Philippe Marillaud. J'ai très vite perçu qu'il y avait ici un énorme potentiel sous-exploité. Nous avons entrepris un important travail sur nos ventes à l'export. »

La productivité est aussi améliorée. En 2013, Affimet sortait 2 800 t d'aluminium par mois de son usine. Elle en sort aujourd'hui 3 400. Ajoutez à cela « un marché automobile français qui va mieux et des concurrents qui ont disparu », analyse Philippe Marillaud, et voilà l'entreprise compiégnoise de nouveau fleurissante, avec un chiffre d'affaires atteignant 67 M€, contre 57 M€ fin 2007.

Le nouveau four permettra d'augmenter la production de 1 500 t par mois. Suffisant pour l'instant, mais certainement pas dans un avenir proche. « Nous disposons d'une seconde fonderie qui a été mise en sommeil voilà plusieurs années, rappelle Philippe Marillaud. Elle contient deux fours, que nous entretenons régulièrement. Avançons prudemment, mais nous pourrions tout relancer en 2017 ou 2018. »

Avec, encore une fois, des embauches à la clé. Un savoir-faire à défendre, coûte que coûte.  Ses produits, Affimet en est fier, assure le PDG Philippe Marillaud, « nous sommes garants de leur qualité. Nous n'avons presque jamais de retour de la part de nos clients. » Au point de se permettre d'être très clair avec eux. « Quand je suis arrivé, notre discours a changé. Il n'était plus question de les laisser baisser les prix de 5 %. D'autant que nous avons besoin de cette marge pour pouvoir produire dans de bonnes conditions et obtenir une bonne productivité. Nous sommes donc retournés voir nos clients en leur disant : si vous voulez notre qualité, vous devez payer en conséquence. Sinon, on ne faisait pas d'affaires ensemble. »

L'audace de Philippe Marillaud se révèle fructueuse. Les fours tournent désormais à plein régime, et le chiffre d'affaires s'envole. Cette qualité, Affimet l'explique par ses nombreux prélèvements effectués tout au long de la production. Ainsi, la matière première (de l'aluminium issu du tri sélectif ou venant des usineurs) est analysée pour connaître la composition des métaux qui s'y trouvent. Puis, lorsque cette matière première est fondue dans les fours atteignant parfois 900° et à laquelle sont ajoutés différents métaux d'apport (silicium, cuivre, nickel…), là encore tout est contrôlé. De quoi proposer une centaine d'alliages différents. « Ils ont des caractéristiques différentes selon ce que veulent en faire nos clients, explique Philippe Marillaud. Plus ou moins résistant. Plus ou moins malléables… »

« On s'est serré les coudes » Jean-Claude Goût, responsable hygiène, sécurité et environnementA la fin de l'année, Jean-Claude Goût partira à la retraite. Il laissera derrière lui vingt-cinq années de travail chez Affimet. « Une fierté », assure celui qui est aujourd'hui responsable hygiène, sécurité et environnement, après avoir gravi les échelons. Tout n'a pourtant pas toujours été simple. Comme lors de la reprise d'Affimet, en 2007, par le groupe RecovCo. « Nous n'étions plus que 50 dans l'entreprise. Après avoir connu une période à plus de 150 salariés… Mais les 50 restants, nous étions une bande de copains. Nous ne pouvions pas laisser tomber Affimet. Alors tout le monde s'est serré les coudes, en ayant foi en l'avenir », se rappelle le délégué syndical CFE-CGC.Bien leur en a pris. « Quand nous avons encore été rachetés, deux ans plus tard par Aurea, c'était cette fois un soulagement. J'étais le représentant du personnel et nous nous sommes battus auprès du tribunal de commerce de Paris pour ce choix car une confiance s'était tout de suite nouée avec le patron, Joël Picard. » L'alchimie se poursuit une fois la reprise effectuée. D'autant plus avec l'arrivée, en 2013, du nouveau directeur Philippe Marillaud. « Nous sommes une PME. Il y a toujours eu un esprit de famille chez Affimet, se réjouit Jean-Claude Goût, aussi secrétaire du comité d'entreprise. Aurea n'a fait qu'accentuer tout cela. » De quoi faciliter les efforts demandés aux salariés pour redresser la situation. « Nous avons dû faire des économies, augmenter notre charge de travail, mais il n'a pas été compliqué de le faire accepter car il régnait un bon climat social et car les résultats positifs n'ont pas tardé à arriver. »

Alors qu'Affimet s'apprête à embauche 25 personnes supplémentaires, Jean-Claude Goût estime donc le travail accompli. « Je veux transmettre aux nouveaux cette passion pour notre entreprise. Ainsi que ses valeurs : transparence, confiance, communication, respect mutuel, engagement de la parole… Affimet, c'est comme ma deuxième maison. » 12 hectares, c'est la superficie du site d'Affimet. Seuls 3 ha sont couverts. Une grande partie est utilisée pour le stockage de la matière première utilisée, de l'aluminium issu du tri sélectif : jantes, cannettes, capsules de café, panneaux signalétiques…82 salariés sont actuellement employés par Affimet. Un chiffre qui dépassera la centaine en 2016 avec les embauches prévues.

95 % des obligations environnementales sont remplies par Affimet. Il n'y en avait que 72 % il y a encore quelques années. Une amélioration de la performance qui a nécessité près de 2 M€ d'investissements. 50 000 tonnes de produits finis sortent de l'usine en une année. Ce qui en fait le premier site français d'affinage d'aluminium.

 

Un four supplémentaire pour Regeal Affimet à Compiègne

Par CLAIRE GARNIER - Publié le 16 juin 2015, à 11h59

La fonderie d’aluminium Regeal Affimet de Compiègne (Oise) va bénéficier d’un investissement de de 4 millions d’euros pour un four rotatif supplémentaire.

Le groupe Aurea investit quatre millions d’euros dans un cinquième four dans sa fonderie d’aluminium Regeal Affimet (ex Recovco, ex Alcan, ex Péchiney) de Compiègne (Oise). Cette usine de 84 salariés travaille essentiellement pour le marché automobile.

La fonderie d’aluminium Regeal Affimet installée à Compiègne dans l’Oise, filiale à 100 % du groupe français de recyclage Aurea, va bénéficier d’un investissement de 4 millions d’euros pour un four rotatif supplémentaire. Ce dernier devrait être opérationnel en mars 2016. Regeal Affimet réalise 67 millions d’euros de chiffre d’affaires dont 50 % à l'export avec 84 salariés.

Ce four qui vient s’ajouter aux quatre autres fours existants - deux dits "rotatifs" et deux dits "à réverbère" - va permettre à Regeal Affimet d’augmenter de 1 500 tonnes par mois sa capacité de livraison de lingots d’aluminium pour une production de 4 000 tonnes par mois aujourd’hui. Cette capacité supplémentaire de production devrait entraîner le recrutement de 20 à 25 salariés. Les deux autres fours rotatifs avaient été installés par le précédent propriétaire RocovCo qui avait repris l’ex site Alcan, autrefois propriété de Péchiney.

Regeal Affimet travaille essentiellement pour l’automobile (96 % de son activité) et ce nouveau four va permettre le développement d’alliages spéciaux de seconde fusion pour la fabrication de culasses, carters et pistons. "Nous travaillons avec tous les constructeurs français et nous constatons que l’automobile reprend des couleurs, explique Philippe Marillaud, directeur général de Regeal Affimet et directeur du pôle métaux & alliages d'Aurea. L’accord d’Aurea pour ce nouveau four va nous permettre de répondre à la forte demande en lingots d’aluminium que nous avons du mal à satisfaire aujourd’hui."

HAUTE PURETÉ DES ALLIAGES HISTORIQUES

Le savoir-faire industriel de Regeal Affimet repose sur le niveau élevé de pureté des alliages historiques fabriqués sur le site (alliages utilisés notamment pour les culasses et blocs moteurs) et sa capacité à élaborer des alliages à faible teneur en fer et en phosphore, ce qui influe sur la structure et la qualité finale des pièces.

Rappels de chimie. L'aluminium pur issu de l'électrolyse de l'alumine (alliages de première fusion) contient très peu de fer. Au fur et à mesure que l'on réutilise l'aluminium (alliages de seconde fusion), il se charge en fer un peu partout dans les moules, les louches de coulée, le mauvais tri, etc. Or plus l'aluminium contient du fer, plus il est dégradé. Le fer se solidifie sous forme d'aiguilles, ce qui provoque des trous dans la pièce de fonderie et fragilise la pièce. En ce qui concerne le phosphore - produit par réaction chimique lors de l’électrolyse de l’alumine - il présente l’inconvénient de modifier la structure des alliages. "D'où l'intérêt, par l'expérience des opérateurs et la maîtrise du process, de réduire la teneur de ces deux éléments - fer et phosphore - dans nos alliages", souligne Philippe Marillaud.

Ce dernier met aussi en avant la capacité du site à travailler avec une grande variété de déchets d’aluminium, la seconde fusion représentant 90 % de sa production.

La fonderie reçoit des crasses, des tournures ou copeaux, des jantes de voiture, des canettes, des profilés (chutes d'installation de vérandas), des déchets issus de démolition (fenêtres, bâtis de porte, portiques autoroute, panneaux de signalisation etc.), des déchets industriels... "Nous sommes les seuls à accepter une telle diversité de déchets à l'achat. Cela nous permet d'avoir une grande variété d'éléments pour élaborer nos alliages et respecter les spécifications de nos clients."

La fonderie travaille avec deux types de fours en fonction de la nature des matières à traiter. Les fours dits "rotatifs" traitent les déchets qui ne peuvent intégrer directement la coulée en lingots d’aluminium. Les fours dits "à réverbère", reliés en direct avec la chaîne de coulée en lingots, reçoivent quant à eux l'aluminium liquide issu des fours rotatifs, ou des matières enfournables directement.

Claire Garnier

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Published by Bernard - dans AUREA
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