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19 juillet 2015 7 19 /07 /juillet /2015 19:33
AUREA : le carnet de commandes est plein pour la filiale Regeal Affimet, la rolls de l'aluminium français

Mnémo : AURE

Dernier cours : 5,65 €

Capitalisation boursière : 66,62 M €

http://www.aurea-france.com/

http://www.affimet.fr/

Les capitaux propres au 31 décembre 2014 étaient de 73 M €. Le « price to book » (ratio capitalisation boursière / capitaux propres), notion très utilisée par les professionnels de la finance, est ainsi de 0,91. En dessous de 1, c’est considéré comme faible surtout pour une société de croissance et en bonne santé.

Le dividende de 0,10 € a pu être payé en action au prix de 4,98 €

 

COMPIÈGNE L’industrie étrangère fond pour l’aluminium local

PUBLIÉ LE 16/07/2015

Olivier Hielle

http://www.courrier-picard.fr/region/compiegne-l-industrie-etrangere-fond-pour-ia190b0n605712

La fonderie Regeal Affimet est en pleine expansion. Le groupe français de recyclage Aurea qui l’a rachetée en 2009, va y investir quatre millions d’euros et créer une vingtaine d’emplois.

Le 3ème four rotatif de la fonderie Regeal Affimet devrait être opérationnel au printemps prochain.

Le développement de l’industrie française est encore possible et Regeal Affimet en est la preuve. En 2009, la fonderie compiégnoise a été rachetée par Aurea. Le groupe français de recyclage a profondément changé le destin de la société qui, aujourd’hui, fond 4 000 tonnes d’aluminium par mois. Les carnets de commandes sont pleins, et les clients viennent du monde entier : l’Allemagne, l’Inde et Israël se fournissent dans ce que la France fait de meilleur en matière d’aluminium.

Le carnet de commandes est tellement plein que la société doit refuser des clients. «  Nous sommes à notre maximum niveau productivité. Les équipes travaillent jour et nuit pour satisfaire les clients  », raconte Phillipe Marillaud, directeur du pôle métaux de la société.

Mais cela va bientôt changer : le groupe Aurea a donné son accord pour l’installation d’un nouveau four rotatif. Quatre millions d’euros vont être investis dans ce nouvel équipement. Un investissement appelé par les clients de l’entreprise. «  Ce nouveau four va nous donner un peu d’air. Une fois rentabilisé, nous pourrons nous concentrer sur nos nouveaux projets. » L’entreprise voit déjà plus loin : remettre en marche une des fonderies du site qui était mise en sommeil. L’investissement est déjà validé par la maison mère. À la clé : une capacité de production doublée.

En attendant, les équipes d’Affimet s’occupent du nouveau four, qui va générer de 20 à 25 emplois supplémentaires. Pour recruter, l’entreprise a mobilisé les acteurs de l’emploi local. Aucune compétence particulière n’est requise pour postuler : «  Nous appelons des personnes qui ont une sensibilité métal, mais surtout celles qui sont de bonne volonté, prêtes à rentrer dans le bateau Affimet et ramer avec nous dans le bon sens de la marche.  »

Pechiney : une autre époque

L’intensité de production actuelle contraste avec l’époque où l’entreprise s’appelait encore Pechiney. Cette différence flagrante n’est pas liée aux qualités intrinsèques du produit fini. Pour Philippe Marillaud, les problèmes de l’entreprise étaient ailleurs : «  Affimet a hérité du savoir et des compétences techniques de Pechiney. Ses difficultés n’étaient pas liées à la qualité de ses produits, mais plutôt à des problèmes de gestion et d’organisation stratégique. »

Sortir du standard : c’est tout le pari d’Affimet. Exactement comme le conseillait Louis Gallois dans le rapport portant son nom rendu en 2012. L’entrepreneur affirmait que l’industrie française ne pourrait s’en sortir que si elle produit du haut de gamme. C’est exactement cette ligne que suit la fonderie compiégnoise. On peut le dire, Affimet est un peu la Rolls de l’aluminium. «  Nous avons voulu valoriser notre savoir-faire dans des alliages spécifiques.  » Et ça marche. Le nouveau four permettra d’accroître encore cette production de près de 40 %.

Le chiffre d’affaires s’élève à 67 millions d’euros par an, dont la moitié à l’exportation. L’orientation vers l’étranger est une démarche assez récente, mais pour Philippe Marillaud « c’est un peu ce qui nous a sauvés  ».

Les lingots qui sortent des fours d’Affimet sont destinés à 96 % pour l’automobile : culasses, pistons… toutes ces pièces seront moulées avec l’aluminium compiégnois.

Pollution de l’air: «Tout est contrôlé»

Une nouvelle qui a dû en faire tousser plus d’un  : chaque année, la pollution de l’air coûte plus de 100 milliards d’euros à l’Etat français, deux fois plus que le tabac. La ministre de l’Environnement Ségolène Royal a promis des mesures rapides.

Dans ce contexte national mouvementé, la question était inévitable. En particulier pour une entreprise où est dressée une cheminée de plusieurs dizaines de mètres de haut... Philippe Marillaud l’assure : «  On travaille beaucoup pour limiter l’impact de son activité sur l’environnement.  »

Depuis 2009, date à laquelle le groupe Aurea a racheté la fonderie, deux millions d’euros ont été investis dans le domaine de l’environnement. Des sommes qui ne sont pas à rentabilité directe. Philippe Marillaud poursuit : «  À l’instant t, on connaît exactement les produits que l’on rejette dans l’atmosphère. En matière d’environnement, tout est contrôlé. »

De tels investissement ne sont possibles que si l’entreprise ou le groupe auquel elle appartient a les moyens d’investir autant d’argent. Le directeur d’Affimet l’affirme : «  On bénéficie du soutien financier d’un groupe conscient des enjeux environnementaux.  » Et pour cause, Aurea est leader français en matière de recyclage.

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Published by Bernard - dans AUREA
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